Vainqueurs et perdants de la pandémie (1)

Vainqueurs et perdants de la pandémie

ABONNÉS • Les systèmes politiques vivent de la concurrence. Les politiciens prétendent constamment qu’ils peuvent gérer les problèmes mieux que leurs rivaux. Il n’est pas surprenant que la pandémie ait exacerbé la concurrence politique (paru dans SAY 4, 2e trim. 2021).

Dans un contexte où tout change rapidement, les dirigeants s’empressent tour à tour de déclarer la victoire de leur propre système. Il faut rester sceptiques face à ces affirmations, mais de fait, jusqu’à présent, la Chine semble bien être le grand vainqueur de la pandémie. Son économie a été l’une des seules grandes à croître, et fortement, en 2020. Après des mesures de confinement sévères, la Chine a pu relancer son activité économique et devenir l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’équipements de protection individuelle (EPI) et de produits pharmaceutiques nécessaires à la lutte contre le virus.

En revanche, l’Union européenne et les États-Unis ont fait preuve de profonds dysfonctionnements face à la pandémie. Donald Trump, dont la présidence a été marquée par l’incompétence, le mensonge et la corruption, a nié la gravité de la pandémie ; il considérait le confinement comme une menace pour l’économie et donc pour sa réélection. Lorsque les États-Unis ont mobilisé les fournisseurs d’équipements sanitaires, le processus a été marqué par le népotisme, de nombreux contrats ayant été attribués à des personnes liées à la famille Trump. Le président élu Joe Biden s’est heurté à la résistance de l’administration sortante alors qu’il s’efforçait de superviser une transition en douceur. Les désaccords partisans concernant les dépenses de relance ont entraîné la suppression temporaire des allocations de chômage. La distribution des vaccins nourrit les controverses.

Refondation

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