Un nouvel équilibre s’impose auMoyen-Orient (1) Réfugiés kurdes syriens.

Un nouvel équilibre s’impose au Moyen-Orient

ABONNÉS • Le Moyen-Orient vit aujourd’hui une véritable refondation, et se restructure désormais autour de trois grandes forces régionales, la Turquie, l’Iran et le nouveau bloc israélo-arabe en voie d’achèvement. Du fait de cette dynamique, l’ancien conflit arabo-israélien s’estompe rapidement, pour laisser la place à des réalités nouvelles (paru dans SAY 4, 2e trim. 2021).

L’effondrement du régime irakien de Saddam Hussein en 2003, suivi par le Printemps arabe, commencé en 2011, ont profondément transformé la région et mené à la refondation actuelle. Si le Printemps fit souffler un vent de liberté, et permit de mettre fin à nombre de régimes autoritaires, il fit cependant en effet émerger de nouveau au sein de nombreux pays (Syrie, Yémen, Irak, Libye) plusieurs conflits internes, religieux, nationaux ou tribaux, ouvrant une brèche à travers laquelle la Turquie et l’Iran se sont engouffrés pour étendre leur influence.

La Turquie exerce ainsi aujourd’hui son influence de la Libye jusqu’au Qatar, en passant par l’Irak et la Syrie. Le récent conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, allié d’Ankara, s’est conclu par l’aménagement d’un corridor terrestre reliant la Turquie et l’Azerbaïdjan à travers l’Arménie (et, au-delà, en direction des nouvelles « routes de la soie » reliant la Méditerranée à la Chine), avec l’accord de la Russie.

De son côté, l’Iran, dont l’influence a essaimé à travers la région à la suite de la chute du régime de Saddam Hussein, œuvre, lui, pour consolider sa présence dans « l’axe chiite » (Irak, Syrie, Liban) ainsi qu’au Yémen, tout en tentant de demeurer une référence pour les minorités chiites « dormantes » d’Arabie Saoudite, du Koweït ou de Bahreïn.

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