Un euro numérique défendra notre souveraineté monétaire (2)

Un euro numérique défendra notre souveraineté monétaire

ABONNÉS • À quoi pourrait servir en pratique un euro digitalisé alors qu’une part importante des transactions monétaires est déjà dématérialisée sous forme de paiement par carte ou de virement ? Quels seraient les avantages de cet euro numérique, mais quels seront aussi les risques liés à cette digitalisation de la monnaie ? (paru dans SAY 4, 2e trim. 2021)

Depuis mai 2020, la Banque de France expérimente l’utilisation de l’euro numérique dans les transactions entre professionnels, en particulier lorsqu’il s’agit de payer des actifs ayant été eux-mêmes digitalisés, comme cela peut l’être avec des actions ou des obligations. La BCE prépare sa généralisation aux particuliers dans cinq ans. Mais de quoi s’agit-il ?

Une monnaie digitale de banque centrale (MDBC), comme le sera l’euro numérique, est une nouvelle représentation de la monnaie, qui s’ajoutera à ses deux formes existantes. La monnaie fiduciaire, la plus ancienne, prend aujourd’hui la forme des billets de banque et des pièces de monnaie. La monnaie scripturale, elle, est constituée des inscriptions en compte de la monnaie dans les banques. L’une et l’autre sont totalement substituables. Lorsque l’on dépose 100 € sous forme de billet à sa banque, on est crédité de cette même somme sur son compte ; l’euro fiduciaire se transforme alors en euro scriptural. Et inversement lorsqu’on effectue un retrait.

De la même manière, un euro numérique devrait pouvoir être « substitué » par un euro scriptural ou fiduciaire : il y aura une totale assimilation entre les trois formes de la monnaie, aucune des formes n’ayant plus de poids ou de valeur qu’une autre.

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