Souveraineté numérique... - Pietri - vandewalle Le commissaire européen chargé du marché intérieur, Thierry Breton, a annoncé mi-décembre un ambitieux «Digital Services Act ».

Souveraineté numérique : il faut être audacieux maintenant, ou mourir

ABONNÉS • Des années de pusillanimité ont conduit l’Europe à accumuler un retard numérique tel que sa souveraineté s’en trouve menacé. Le Digital Markets Act annoncé fin 2020 par Thierry Breton à la Commission Européenne est un premier pas. Mais des mesures bien plus audacieuses sont nécessaires pour revenir dans la course. D’urgence! (article paru dans SAY 3, 1er trim. 2021).

Nous évoluons dans un monde dans lequel les données sont à la base de tout : santé, commerce, transports, agriculture, finance, défense. Tous ces secteurs, pour ne citer qu’eux, vont être transformés par les algorithmes. Et cette dépendance ne fera que croître dans les années à venir : le stockage et le traitement de ces données s’est établi comme un enjeu de souveraineté, peut-être le principal sur le long terme.

Et pourtant l’Europe n’a pas d’acteur majeur dans ce domaine. Nous, Européens, sommes dépendants d’opérateurs étrangers : aujourd’hui Google, Facebook, Amazon, Apple ; demain Tencent, Ant Financial ou Baidu. Et le pouvoir de ces plateformes n’ira que croissant dans les années à venir, tant leur taille relative et avantage compétitif sont importants. 

Retard et réaction

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