Soulcié - réchauffement climatique Le regard de Thibaut Soulcié

Question de confiance

L’espoir qui renaît, mais les chênes qu’on abat…

C’était l’an dernier, c’était même seulement le mois dernier.

Le 3 décembre, deux Français sur trois déclaraient à l’Ifop qu’ils allaient refuser de se faire vacciner contre la Covid-19 (Ifop-Fiducial pour Cnews et Sud Radio, 3 décembre 2020). Le 20 décembre, le président des Etats-Unis se faisait l’écho de la thèse selon laquelle le virus Sars-Cov-2 aurait été créé par le gouvernement chinois dans le but de lui faire perdre les élections le mois précédent.

En d’autres temps, une autre génération se serait contentée de hausser les épaules et citer Schiller : « Contre la sottise, même les dieux luttent en vain » (Friedrich von Schiller, La Pucelle d’Orléans, 1801). Nous n’avons plus ce loisir, ce luxe de pouvoir s’en remettre à la primauté des faits et de leur intelligence.

Tu sei pagliaccio !

Trump, d’abord, puisque c’est aujourd’hui le dernier jour où l’on peut en parler avant sa remise aux poubelles de l’histoire. Joe Biden arrive à la présidence des Etats-Unis chargé des mêmes attentes que Jimmy Carter en 1976, après le Watergate. Il doit redorer le blason d’un pays terni par la malhonnêteté et les mensonges de son prédécesseur, sans avoir emporté l’adhésion autour d’un programme précis.

Pour gouverner un parti divisé et fidéliser son aile gauche, dont la défection avait causé la défaite d’Hillary Clinton, Joe Biden a joué le silence. Test : quel était son slogan de campagne ?

« Build Back Better », reconstruire en mieux, n’a pas eu la résonance de « Yes We Can » ou « Make America Great Again ».

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