GREGOIRE OliviaV2©Ghislain Mariette-Présidence de la République ©Ghislain Mariette-Présidence de la République

Plus de transparence pour plus de confiance

Le 27 mai dernier, la prise en compte de l’impact environnemental, social et de gouvernance (ESG) a fait un bond en avant. Le Gouvernement a lancé une nouvelle plateforme de service, accessible sur impact.gouv.fr, afin de donner aux entreprises les outils pour partager des savoir-faire, communiquer sur leur transition environnementale et sociale, et encourager la confiance et la transparence des pratiques d’entreprise au plan environnemental, social et de gouvernance.
(paru dans SAY 5, 3e trim. 2021)

Dans un contexte d’urgence sociale et climatique, consommateurs, salariés, mais aussi investisseurs et entrepreneurs sont en demande de transparence sur l’impact social et environnemental de leurs produits, et donc plus encore désormais, de leurs entreprises. L’Union européenne s’est emparée du sujet et travaille à l’heure actuelle sur la directive « Corporate Sustainability Reporting ». Le texte en discussion propose que chaque entreprise de plus de 250 salariés ayant une activité dans l’Union européenne publie son bilan de performance extrafinancière, sur la base d’une grille d’indicateurs communs. Ce texte devrait être transposé dans le droit national en 2024. C’est demain, dans la vie d’une entreprise. Alors nous avons choisi d’anticiper, et de proposer à toutes celles qui le souhaitent la possibilité de partager leurs savoir-faire, et de faire savoir leurs actions en matière environnementale, sociales et de bonne gouvernance (ESG).

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En tant que secrétaire d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable, j’ai tenu depuis des mois à travailler avec les collectifs d’entreprises volontaires, de la plus petite TPE aux plus grands groupes du CAC 40 pour échanger avec elles sur ce futur texte européen. Avec une centaine d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, nous avons donc lancé cette plateforme, une sorte de « club d’entraînement » de l’impact, qui permet aux entreprises de partager leurs savoir-faire en matière d’actions environnementale, sociale et de bonne gouvernance, et de les faire savoir en publiant en toute transparence leurs données en la matière.

Savoir faire et faire savoir

Cette dynamique de transparence consiste aussi à repositionner la puissance publique dans son rôle. Le Gouvernement crée ici les conditions et l’environnement de la confiance, afin de libérer les données brutes ESG (environnement, social et gouvernance) pour toutes les entreprises qui le souhaitent. Nous donnons les voies et moyens aux entreprises qui se veulent plus responsables. Car soyons lucide, ce qui ne se mesure pas ne s’améliorera pas. Le politique se doit de mettre en œuvre une grammaire pour prétendre pouvoir embarquer les entreprises dans un projet de société commun plus durable. Publier les données selon des indicateurs ESG harmonisés, c’est le premier levier de la transformation durable du capitalisme, parce qu’il est le seul moyen d’objectiver le changement. En tant que politiques, nous avons la responsabilité d’accompagner les entreprises sur ce chemin de l’impact.

Parler d’impact, c’est se frotter au réel. Et finalement, « le réel c’est quand on se cogne » (Lacan). Car avant d’être un terme à la mode, l’impact désigne la trace laissée à la suite d’un choc. Cette empreinte laissée, c’est celle que nous proposons désormais aux entreprises de pouvoir faire valoir, pour encore plus la réduire. •

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