Nos raisons d'être

Nos raisons d’être : vers une société durable et plus humaine

Cyrielle Hariel et Sylvain Reymond partent à la rencontre de ces leaders d’un nouveau genre qui, par leurs actions concrètes, nourrissent nos plus grands espoirs d’un monde meilleur et font le choix de l’engagement plutôt que de la résignation. Issus de tous horizons et de différents secteurs, ils ont en commun l’envie farouche de transformer la société en profondeur. 37 témoignages qui vous aideront à définir à votre tour votre propre raison d’être… et de comprendre que chacun à notre échelle, guidés par ces rêves et visions de société, nous pouvons réellement changer le monde qui vient.
(paru dans SAY 5, 3e trim. 2021)

Extrait:

« La puissance publique, contestée, paraît bien dépassée, parfaitement impuissante. Face à d’immenses défis sociaux et sociétaux, au premier rang desquels la nécessaire transition écologique, elle montre ses limites. La crise sanitaire se termine, d’autres suivront. Chacune creuse un peu plus les inégalités laissées par la précédente. Chacune nous divise un peu plus encore. Dans ce contexte, de nos aînés à nos enfants, les attentes d’un autre monde, la simple aspiration à un avenir meilleur, ce fameux monde d’après que nous fantasmions, sont légitimement vives.

L’État n’a plus le monopole de l’intérêt général depuis bien longtemps. Nous le savions. Pour relever ces défis, il faudra voir plus loin, réunir les conditions d’une véritable “ métamorphose ”, l’avènement d’un mouvement citoyen de grande envergure, investi d’une Mission commune et ultime : changer dès aujourd’hui ce monde qui vient. Une convergence de l’ensemble de ces vocations citoyennes est possible. Ces citoyennes et citoyens, animés par une même envie d’agir et d’engagement sont partout. Ce sont celles et ceux, 22 millions de Français, soit un tiers de notre population, qui s’engagent déjà bénévolement autour de grandes causes d’intérêt général pour combler les failles de l’action publique, dans nos associations ou directement auprès des plus vulnérables. Nous avons été témoins de l’élan solidaire de cette première ligne qui, en temps de crise de la Covid-19, aura soutenu le poids d’une société tout entière et tenté d’atténuer un temps ses fragilités.

Ce sont des personnalités publiques qui font rayonner les engagements des associations qu’elles soutiennent ou qui fédèrent autour de leurs propres convictions. Ce sont ces nouveaux leaders du changement, ces changemakers, souvent méconnus – qui gagneraient tant à l’être – qui ont fait de leur envie de changer ce monde, au-delà d’un choix de vie, une vocation professionnelle, en mettant leurs compétences, leurs talents et leurs idées au service d’une entreprise sociale, d’une mission d’intérêt général. Ces citoyens pour qui le fatalisme n’existe pas, animés par cette farouche idée qu’un monde meilleur ne s’achète pas, mais qu’il dépend de notre capacité à s’y engager. L’économie sociale et solidaire ne représente aujourd’hui que 10 % du PIB français, mais elle pourrait se développer si nous donnons à ses actrices et ses acteurs les moyens d’agir. Ils fondent une économie de la confiance, inclusive, qui nous enseigne tant. »

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