Libéraux sans boussole

Libéraux sans boussole

ABONNÉS • Aujourd’hui, les États-Unis sont loin d’avoir gardé l’influence hégémonique qu’ils avaient il y a encore une génération. Donald Trump y a mis fin, peut-être définitivement, et l’Europe ne manifeste que peu d’intérêt pour la défense de ses valeurs fondamentales. En conséquence, le libéralisme et le progressisme ont perdu leur boussole (paru dans SAY 4, 2e trim. 2021).

La transition présidentielle américaine, dont le point culminant a été l’investiture de Joe Biden, a constitué une véritable aventure. Elle a été marquée par des moments d’horreur et des lueurs d’espoir, par la consternation face à la fragilité apparente de la démocratie et par le seul soulagement d’avoir, jusqu’à présent, survécu. Mais, pour les Européens, cette transition tumultueuse devrait apporter également autre chose : une réflexion honnête sur l’état du libéralisme et du progressisme[1] dans le monde d’aujourd’hui.

La vitalité de la tradition libérale a toujours reposé sur l’universalité : la conviction que les valeurs libérales et progressistes s’appliquent à toute l’humanité. Cette conviction a entretenu une sorte de zèle, qui a motivé les efforts pour construire, approfondir et soutenir l’ordre international.

Libéralisme et droits de l’homme

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