Les options internationales du nouveau Président Un jeune à la frontière américano-mexicaine.

Les options internationales du nouveau Président

ABONNÉS • Les éléments centraux de l’approche de Joe Biden sur la scène internationale sont déjà clairs : reconstruire chez soi, travailler avec les alliés, s’engager dans la diplomatie, participer aux institutions internationales et plaider pour la démocratie. Tout cela le place directement dans la tradition de politique étrangère américaine de l’après-guerre, que son prédécesseur, Donald Trump, avait répudiée (paru dans SAY 4, 2e trim. 2021).

Lors de son premier discours sur la politique étrangère prononcé au département d’État le 4 février, Biden a déclaré : « L’Amérique est de retour ». Il a souligné que le secrétaire d’État Tony Blinken parle en son nom et s’est donné beaucoup de mal pour redorer le blason de la diplomatie américaine. Il a également déclaré qu’il arrêterait tout retrait des forces armées américaines d’Allemagne, ainsi que l’avait ordonné Trump. Cette mesure vise vraisemblablement à rétablir la confiance des membres de l’OTAN dans les garanties de sécurité américaines et à signaler au président russe Vladimir Poutine de ne pas tenter de détourner l’attention des protestations intérieures par une politique étrangère aventuriste pour.

Sur l’Arabie Saoudite, Biden a fait preuve d’une grande prudence. Il a pris ses distances par rapport au soutien militaire et aux services de renseignement américains pour la guerre au Yémen, préférant une implication diplomatique et humanitaire. En même temps, il a clairement indiqué que les Saoudiens n’étaient pas seuls face à l’Iran. Résoudre cette équation diplomatique sera loin d’être facile, surtout si l’on tient compte des désaccords entre les États-Unis et les dirigeants saoudiens sur leur bilan médiocre en matière de droits de l’homme.

L’Amérique face à ses priorités

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