Bataclan©Eric Salard copie ©Eric Salard

« Le djihadisme peut être endigué, non éradiqué »

État islamique et al-Qaïda ont beaucoup perdu de terrain. Le terrorisme reste malgré tout une menace durable, mais n’apparaît plus comme une menace existentielle. Les efforts déployés contre le djihadisme depuis vingt ans ont payé, mais la vigilance reste de mise.
(paru dans SAY 5, 3e trim. 2021)

SAY : Quel est l’état de la menace terroriste aujourd’hui dans le monde ? A-t-elle diminué, comme pourrait sembler le faire croire la disparition en France des attentats massifs, organisés, comme celui contre le Bataclan ?

MARC HECKER : La menace terroriste reste élevée, mais il est vrai que son intensité a diminué depuis l’effondrement du califat syro-irakien de Daech. Aujourd’hui, ni l’État islamique ni al-Qaïda ne contrôlent plus de vastes territoires. En revanche, dans plusieurs pays du monde musulman, ces deux organisations mènent encore de véritables guérillas. La perte de son sanctuaire levantin ne permet plus à Daech d’entraîner ni de projeter des commandos vers l’Europe. Ainsi, à l’heure actuelle, la répétition d’un attentat aussi sophistiqué que ceux du 13 novembre 2015 paraît peu probable. En revanche, la propagande djihadiste a fait son œuvre et des individus continuent à passer à l’acte de façon isolée. On parle à ce sujet de « terrorisme d’inspiration ».

SAY : Pourquoi 2001 a-t-il inauguré un nouveau cycle dans le terrorisme ?

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