« Il n’y a pas deux économies, mais une seule ! » (1) © Groupe SOS

« Il n’y a pas deux économies, mais une seule ! »

ABONNÉS • Il y a 36 ans, pour répondre à l’épidémie de Sida qui précarise les plus fragiles, Jean-Marc Borello crée le Groupe SOS, une organisation privée à but non lucratif qui, aujourd’hui, intervient dans tous les domaines à enjeux sociaux et environnementaux. Entre crise sanitaire et moralisation du capitalisme, cet engagé de la première heure revient sur le rôle de l’économie sociale et solidaire et sur son statut à part dans lequel il voit un vecteur de compétitivité (paru dans SAY 4, 2e trim. 2021).


SAY 
: En tant qu’acteur majeur de la santé sans but lucratif, comment avez-vous vécu la crise de la Covid ?

Jean-Marc Borello : Cette pandémie nous a fait revivre celle du Sida durant laquelle le groupe a été créé et, cette fois encore, nous a placés en première ligne puisqu’avec plusieurs hôpitaux et EHPAD non lucratifs dans l’Est, en Bourgogne et à Paris, nous étions présents dans les régions les plus touchées. Dès le début de la crise, nous avons doublé les capacités de réanimation de nos hôpitaux pour faire face à l’urgence. À cela s’est ajouté l’impact de la crise sur nos centres d’accueil pour personnes handicapées, nos crèches et dans la quasi-totalité de nos activités, dont l’événementiel et la restauration – que nous menons avec des personnes en réinsertion – où nous avons dû fermer plusieurs établissements. Nous avons donc été touchés à tous les niveaux, sanitaire et économique, et sur l’ensemble de nos métiers.

SAY : Comment jugez-vous les décisions du gouvernement en matière de gestion de la crise ?

Nous espérons que vous appréciez SAY.

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