François Morellet - 8

François Morellet, en bonne compagnie après sa mort

ABONNÉS • NEW YORK, ZURICH, PARIS. Fin 2020, la galerie Hauser & Wirth a repris la succession du peintre et sculpteur François Morellet. Le minimaliste français rejoint ainsi des noms illustres, comme la plasticienne Louise Bourgeois. Mais nombreux sont ceux dont le marché de l’art tente d’exhausser la mémoire (paru dans SAY 4, 2e trim. 2021).

François Morellet… Et puis Max Bill, Geta Brătescu, John Chamberlain, Eduardo Chillida, Günther Förg, Piero Manzoni, August Sander, Alina Szapocznikow, Georges Vantongerloo, Ed Clark, Sophie Taeuber-Arp, Gustav Metzger, Luchita Hurtado… Depuis 2017, le nombre de successions dont les galeristes Iwan et Manuela Wirth ont pris la charge a augmenté de plus de moitié.

Si vous ne connaissiez pas leurs noms, cela ne saurait tarder. On peut voir dans la décision de Danielle Morellet, veuve de l’artiste, un écho de la nouvelle structure du marché des galeries d’art, où les époux Wirth et leur ancien associé David Zwirner sont venus ces dernières années concurrencer le leader Larry Gagosian.

Le casse-tête de droits, licences et authentifications des grands héritages comme celui de Picasso, en 1973 – 45 000 œuvres – sont potentiellement très lucratifs, à mesure de la notoriété de l’artiste. Le « Giacometti estate » assure par exemple une part notable de la gloire de Gagosian. « Larry le Magnifique » est connu pour sa maîtrise du marché secondaire : la revente des œuvres, sur laquelle des droits peuvent être perçus. Il semble naturel que son exemple fasse des émules et que les concurrents de « Gago » tentent d’élargir le domaine des successions.

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