Du virus à la famine Les fermetures d’écoles ont fait perdre à des millions d’enfants l’occasion d’apprendre, mais aussi de manger.

Du virus à la famine

ABONNÉS • La faim dans le monde était déjà en hausse avant la pandémie du coronavirus, principalement en raison de guerres et de conflits, et les changements climatiques ont amplifié le phénomène. Mais les effets secondaires de la pandémie créent une crise mondiale de la faim (paru dans SAY 4, 2e trim. 2021).

Aujourd’hui, 270 millions de personnes – l’équivalent de la population combinée de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France et de l’Italie – sont menacées par la famine. Ce nombre a doublé au cours des 12 derniers mois. Et ce sont les enfants du monde entier qui en souffrent le plus.

Environ 11 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de famine extrême dans 11 pays en Afrique, aux Caraïbes, au Moyen-Orient et en Asie. De ceux-ci, 168 000 mourront de malnutrition avant la fin de 2022 s’ils ne reçoivent pas de secours d’urgence. Et 73 millions d’élèves du primaire dans 60 pays à faible revenu souffrent de faim chronique.

Cela s’explique en partie parce que la Covid-19 a enlevé la bouée de sauvetage que constituait l’école. Plus de 1,6 milliard d’enfants ont été absents des classes depuis le début de la pandémie et parmi eux près de 200 millions ne sont toujours pas revenus à l’école.

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