crépuscule sur Kaboul - icono 1 Mosquée bleue à Kaboul.

Crépuscule sur Kaboul

Joe Biden ayant officiellement sonné le glas de la présence des troupes américaines en Afghanistan, il est presque certain que le conflit et le chaos suivront. Le peuple afghan va bien sûr en souffrir, suivant le funeste destin de ce pays ravagé par la guerre depuis des décennies, mais cet événement aura des répercussions bien au-delà des frontières.
(paru dans SAY 5, 3e trim. 2021)

Le drame afghan touche à sa fin, du moins pour les forces armées occidentales. Deux décennies – jour pour jour – après l’attaque d’al-Qaïda sur le World Trade Center à New York, les dernières troupes occidentales auront, si le calendrier est respecté, finalisé leur retrait d’Afghanistan. Il fallait bien que cette guerre se termine un jour ou l’autre. Mais après tant de dépenses et de sang versé, il est nécessaire de se demander ce qui a été accompli en fin de compte.

Le réseau terroriste al-Qaïda a été affaibli par la guerre, mais pas anéanti. Les États-Unis ont traqué et tué le chef du groupe Oussama ben Laden et ont expulsé les talibans de Kaboul. Cependant, en dehors de la capitale et de quelques autres régions, les talibans sont plus forts que jamais et prêts à reprendre le pouvoir une fois que les troupes occidentales auront quitté le pays.

Le terrorisme islamiste radical n’a été vaincu ni sur le plan militaire ni sur le plan idéologique et constitue par conséquent une menace constante pour l’Occident. Après toutes ces années, l’Afghanistan est toujours dépourvu de structures de gouvernante stables, capables de contrôler la menace terroriste, la corruption et le trafic de drogue, et surtout de proposer à la société afghane la perspective d’un avenir pacifique et plus prospère. La stabilité dans cette région sera probablement plus fragile après le retrait occidental qu’elle ne l’est à présent.

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