Comment réformer Sciences Po Sciences Po, Institut d'études politiques de Paris.

Comment réformer Sciences Po

ABONNÉS • La crise qui a entraîné la démission de Frédéric Mion de la direction de l’Institut d’études politiques de Paris (« Sciences Po ») donne l’occasion de réformer une institution qui commence à en avoir grand besoin. Feuille de route pour le prochain directeur (paru dans SAY 4, 2e trim. 2021).

Comme tous ceux qui fréquentent ou ont fréquenté, comme c’est mon cas, cette école, j’ai été touché par les mots très durs qui ont été prononcés contre Sciences Po au moment où a éclaté ce qui est devenu « l’affaire Olivier Duhamel ». Mais il serait injuste que le manquement à l’éthique reproché à Frédéric Mion aboutisse à jeter l’opprobre sur l’école tout entière. Une école qui a joué un rôle majeur dans la formation des futurs dirigeants de notre pays sans discontinuer depuis sa fondation en 1872 par Émile Boutmy.

Le prochain directeur devra d’abord aider ses élèves, ses enseignants, ses chercheurs, ses équipes administratives et pédagogiques à retrouver le chemin de l’unité et de la fierté, mis à mal au cours des dernières semaines.

Érigée il y a déjà près de quatre décennies en « grand établissement », Sciences Po a su tirer parti de son autonomie pédagogique et de gestion pour se renforcer. On part donc d’un bilan très positif, y compris en matière de notoriété, d’internationalisation ou encore de démocratisation.

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